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27.04.2008
dans le patio ( Véra, Asmir)

je croyais que jamais
que ce moment jamais
je croyais que trop tard
ou trop tôt
ou seulement moi
je croyais que les mots
les silences
les secrets
qu’est ce que j’allais m’imaginer
j’ai veillé aux aurores
aux couchants
aux nuits blanches
j’ai attendu en vain
j’ai bousculé le sort
bousculé la chance
fait ce qui ne se fait pas
ce qui fait honte
ce qui fait chuchoter les rues d’ombre
tu as entendu mon souffle dans le vent des montagnes
la route se fait dans les deux sens
la route nous a jetés l’un sur l’autre
il y a eu ce choc violent
ce séisme
et puis
cette immense douceur
peut être juste une histoire à se dire
à soi même
les soirs de solitude
17:51 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
23.04.2008
dans la nef (Jehan, Ysianne et les autres)

Ce monde vogue à la dérive
Et nous dérivons avec lui
Pourquoi faut il toujours qu’on suive
Celui qui parle le plus fort ?
Celui qui parle le plus fort
Et se rit de nos espérances
Joue de notre peur de la mort
Et nous leurre de ses promesses
Et nous leurre de ses promesses
Nous aveugle de faux-semblants
Ma mie il faut que cela cesse
N’écoutons plus leurs menteries
N’écoutons plus leur menteries
Prenons en mains nos destinées
Car il y va de notre vie
il nous faudra chanter plus fort
Il nous faudra chanter plus fort
Il nous faudra chanter ensemble
Il nous faudra chanter encore
Et tant pis si notre voix tremble
23:37 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
20.04.2008
sur la piste (Ari et Ninotchka )

s'il me regarde avec ces yeux là
j'ai peur de perdre l'équilibre
si elle fait un tour de plus
alors j'ai raison d'espérer
si le monde change
nous serons peut être heureux
et s'il ne change pas
l'amour est une alternative acceptable
22:49 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
11.04.2008
Dans le jardin (Lena )

fruit doré
arbres fertiles
peau tendresse
chaleur du soleil
je te guette à l'aube
te devine à midi
te rêve au crépuscule
le parfum des huiles
ambre et fleurs
vient jusqu'à moi
je les voudrais sur mes mains
pour dessiner encore et encore
des méandres, des arabesques
sur ton corps offert
au soleil
au vent
aux arbres
aux regards
mais qui se dérobe
toujours
et me laisse là
immobile
20:41 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
10.04.2008
sur le quai ( jean-paul et claudine)

faut qu'on se dépêche là
je sais, pas besoin de
mais le bateau va partir
t'avais qu'à te dépêcher
t'aimes toujours partir à la dernière minute
moi j'ai besoin de temps
moi j'ai besoin d'espace
t'as dit quoi là
je me comprends
ouais ben si tu crois que moi pas
hein
tu te trompes
que toi quoi pas
que l'espace, aussi, moi
t'as envie de me quitter, c'est ça
t'a rencontré quelqu'un d'autre
j'aimerais bien
ça veut dire quoi ça
tu te rends compte de ce que tu dis
et faut que j'accepte ça moi
t'acceptes ce que tu veux
de toute façon t'as toujours
j'ai toujours quoi
fait ce que tu veux
ce que je veux moi
t'as rien vu alors
parce que maintenant oui
maintenant quoi
je choisis
je décide
tu choisis quoi
ce bateau tu le prends sans moi
18:32 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
08.04.2008
dans la chambre (Sonia)

je ne devrais plus à mon âge
écouter dix fois le message
rêver comme une adolescente
lire la lettre,
rêver encore
je sais que je ne devrais pas
c'est si délicieux de le faire
et c'est si bon de retrouver
l'énergie pure
la folie douce
je sais où est le précipice
j'ai hâte de franchir le pas
je sais que je ne devrais pas
prendre le risque
jouer ma peau
c'est le meilleur moment, celui
où rien n'est fait, tout est à vivre
tout est possible à inventer
tout à connaître
à découvrir
comme des vacances en septembre
comme un cadeau inattendu
comme la pluie sur le jardin
23:48 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note



